La faute à qui?

par jeanfrancoistrudelle

En octobre 2011, le gouvernement du Québec proposait le projet de loi 33 mettant fin au placement syndical, un dossier qui traînait depuis des décennies. Pendant les débats, on a vandalisé des bureaux de ministres et de députés libéraux. La ministre du Travail, Lise Thériault, a été menacée. Plusieurs chantiers ont été perturbés. Des gros bras ont failli tuer des scaphandriers en guise de protestation. La ministre Thériault avait condamné la violence et avait promis de ne pas plier devant elle. Les travailleurs, eux, voulaient travailler.

Début 2012. Grève étudiante. La gouvernement a décidé de dégeler les frais de scolarité, un dossier qui traînait depuis 20 ans. Des bureaux de ministres et de députés libéraux sont vandalisés. La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, a été menacée. Des syndicalistes en devenir empêchent des étudiants d’assister à leurs cours. Les AG souffrent d’un grand déficit démocratique. Il y a de la violence et de l’intimidation dans les rues de Montréal (et de Victoriaville). Line Beauchamp refusait de discuter avec des gens pathologiquement incapables de condamner la violence.

Commencez-vous à comprendre?

La violence syndicale commise lors du débat sur le projet de loi 33 était uniquement la faute des syndicats qui l’organisaient en catimini. Lise Thériault et Diane Lemieux n’avaient rien à voir dedans pour une raison bien simple: elles faisaient leur travail et des gens ont signalé, d’une manière sauvage, qu’ils n’appréciaient pas. Tant pis pour eux s’ils ont choisi la violence. Ils sont les seuls responsables de leurs gestes et ont fait face aux conséquences.

Si cette logique s’appliquait en octobre 2011, elle s’applique pour l’année 2012. Quand on casse une vitre ou qu’on bat un policier, ce n’est pas la faute d’un gouvernement qui gouverne. C’est la faute de celui qui casse la vitre et qui bat un policier. Et ce, peu importe ce que diront les bien-pensants en mal de révolution qui ont bien de la difficulté à accepter que le compas moral du mouvement étudiant est clairement brisé en mille morceaux.

Point. À. La. Ligne.

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