La liberté d’association

par jeanfrancoistrudelle

La CÉPAL a fait son apparition dans le climat de la contestation étudiante. Une troisième voie? Pas vraiment, puisque la Coalition veut une réforme des associations étudiantes qui durera bien plus longtemps que l’actuel débat. Ils sont ni pro-hausse ou pro-grève. Ils n’existent pas pour ça. Ils sont pro-démocratie étudiante. 

La politisation des associations étudiantes est un problème. On va à l’université et au CÉGEP d’abord pour étudier, pas pour faire de la politique. Les taux de participation aux assemblées générales reflètent cette réalité. Si certains s’intéressent à la politique étudiante, tant mieux. C’est un peu comme ceux qui, par exemple, s’intéressent à la politique fédérale: ils deviennent membre et paient le prix du membership avec leur argent, volontairement. 

Une association peut justifier la cotisation obligatoire qu’on lui verse en fournissant des services comme des activités sociales, des assurances, des services d’aide aux études et aux étudiants en détresse. Quand vient le temps de militer, la donne change. On nous sert le discours du « Oui, mais c’est voté démocratiquement ». Si le PCC utilisait les fonds publics pour financer une campagne publicitaire vantant les mérites de Stephen Harper, vous achèteriez cette excuse? J’espère que non. Moi non plus, d’ailleurs. 

Alors séparons la politique et les services. Ceux désirant militer dans le mouvement étudiant aurons tout le loisir de contribuer dans une association militante. Cela respectera les droits de ceux qui ne sont pas intéressés par la politique et permettra aux associations non-militantes de se concentrer sur les services aux étudiants. 

Je vous invite donc à aller signer la pétition initiée par la CÉPAL. N’oubliez pas, signer n’est pas prendre position dans le débat sur la hausse. C’est considérer que la démocratie étudiante vaut la peine d’être sauvée d’elle-même. 

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